Mais qu’elle est lourde ! Qui ? Ta mère ? Non… ma charge mentale !

« Faire mes COURSES, payer mes FACTURES, déclarer mes IMPÔTS, jeter mes POUBELLES, faire mes LESSIVES (et les étendre), inscrire les ENFANTS au centre aéré, prendre rdv chez le MÉDECIN, … »

Ça te parle ? Toi aussi ton cerveau n’est jamais en pause ? Tu as « trop de trucs » auxquels penser et tu te sens parfois dépassé(e) ?

Eh bien tout cela porte un nom : la charge mentale.

Tu as surement vu passer les fameuses planches de la dessinatrice Emma, diffusées sur Facebook en mai 2017. Cette BD « Fallait demander », illustre un concept bien connu de tous, mais que personne n’avait encore nommé.

Source : https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/

 

Penser à tout, faire tout, tout le temps, pour tout le monde… au risque de s’oublier.

Il existe deux différentes charges mentales, la professionnelle et la ménagère.

La charge mentale liée à l’activité professionnelle correspond aux efforts de concentration, de compréhension, d’adaptation, d’attention et d’accomplissements des tâches. Mais aussi la capacité de répondre aux problématiques de rapidité, délai, qualité d’exécution, d’obéissance aux ordres de la hiérarchie et à la gestion des relations avec les collègues et les tiers.

La charge mentale dite « ménagère » (créée en 1983 par Monique Haicault, sociologue française) fait référence aux personnes étant en couple et qui travaillent simultanément. Elle illustre le fait de mener une double vie : la gestion du foyer et tâches ménagères en parallèle de son travail. Mener ces deux existences en parallèle revient à additionner un très grand nombre d’éléments à penser/faire en permanence et de contraintes à surmonter.

D’après les études, les femmes sont les plus sensibles à cette charge mentale, même si les hommes n’en sont pas totalement épargnés. Rendons à César ce qui appartient à César (ou plutôt à Cléopâtre en l’occurrence ^_^).

En effet, ce sont les femmes les plus touchées et plus spécialement les mères de familles actives car elles ont un devoir d’organisation et de logistique important (et peut-être une envie de tout contrôler…) en raison notamment de :

  • La gestion de sa (ses) relation(s) amoureuse(s), familiales et amicales
  • L’organisation du planning des enfants (repas, toilette, garderie, école…)
  • La gestion des tâches ménagères (certes l’homme moderne fait un effort mais on n’y est pas encore)
  • Leur travail

Traiter l’ensemble de ces éléments en même temps entraîne du stress et de l’anxiété, ce qui augmente d’autant plus la charge mentale de la femme (ou de l’homme…) et peut parfois être générateur de tensions, pouvant avoir des répercussions jusqu’au couple, voire sur le bien-être des enfants.

Historiquement, la charge mentale trouve son origine dans le positionnement donné inconsciemment (ou pas pour certains !) par les hommes aux femmes, nommant ces dernières comme les Responsables de la logistique familiale (organiser et exécuter). Un titre dont elles se seraient bien passées. Nombreux d’entre eux attendaient que leur femme leur dise ce qu’ils devaient faire ou constataient la survenue d’une catastrophe en s’exclamant : « bah fallait demander, je t’aurais aidé … » un classique parmi les classiques ! 😡🤬

Source : https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/

Alors cette charge mentale, on se la fait ?

S’il existe donc bien deux types de charge mentale, les tips permettant de les alléger sont en revanches communs.

COMMUNIQUER

Tu n’es pas à l’aise suite à ta dernière conversation téléphonique avec ta copine, un collègue t’as demandé d’en faire « un peu plus » sauf que tu n’en pouvais déjà plus : il faut le dire !

Il faut le dire, tout d’abord parce que c’est une étape indispensable pour que l’autre puisse changer son attitude. Pourquoi changerait-il s’il n’a pas conscience que cela te gène. Et puis, il faut le dire parce que ça fait du bien. Ça te fera du bien, et au passage, ce sera potentiellement un service que tu rendras à d’autres (qui elles/eux n’ont pas osé(e) l’ouvrir).

DÉLÉGUER

A l’encontre de ce que tu penses, tu n’es pas le maître du monde. Tu n’es pas un héros de MARVEL… et heureusement d’ailleurs ! (Sinon tu porterais certainement une tenue ridicule).

Tout contrôler dans ton petit monde est impossible. Et certainement que si tu regardes autour de toi, il y a des personnes de confiance qui pourraient prendre en charge les tâches annexes dont tu t’occupes. Même ton petit dernier, à la maison, peut rapidement t’aider (et il en sera ravi d’ailleurs) : débarrasser son assiette, mettre son linge près de la machine,… ce qui aura d’ailleurs le mérite de montrer les bons gestes à son papa 😉

S’ORGANISER

Honnêtement, combien de temps par jour passes-tu à chercher tes clés, ou ton portable, ou ce foutu post-it ou ticket de parking ?

Sans rentrer dans la névrose extrême, s’organiser permet de gagner beaucoup de temps dans ses journées déjà bien trop courtes. Par exemple, tu sais que tu as ton portable en permanence avec toi : sert t’en ! Rappels, ToDo, tri automatique de mails, filtres des appels,… . Plein de bonnes habitudes peuvent rapidement être misent en place.

Et dans tes rituels quotidiens, c’est pareil ! Ta tartine est dans le grille-pain ? Profites-en pour ranger le lave-vaisselle. Tu fais la queue au Monop’ ? Arrête Insta et réponds à ta mère ! Tu es dans les transports ? Passe en revue ta ToDo du jour et fait ressortir les 3 missions que tu dois absolument accomplir au boulot avant midi.

DIRE « STOP » et « NON »

Tout le monde a ses limites. Et les dépasser peut être dangereux : le brun-out, ce n’est pas qu’une légende, c’est plusieurs morts par an.

La première étape est déjà d’identifier où se situent tes limites. Que ce soit en quantité horaire, en nombre de missions à gérer en même temps (pour info, on ne gère bien qu’une seule tâche à la fois), ou en niveau de responsabilité, chacun doit apprendre à reconnaître lorsqu’il se sent dépasser. Et l’étape suivante, c’est de « l’ouvrir » pour dire : Stop !

On t’en voudra toujours plus, d’avoir dit oui pour gérer ce projet en plus et de le foirer, que de dire dès le départ que ce serait un peu trop pour toi. Tout au plus, tu risques de provoquer un soupir désabusé chez ton interlocuteur, mais au moins, tu seras à l’abris de produire une déception.

 

Et puis surtout, n’oublie jamais qu’être parfait est impossible !

Lâche prise… le monde va continuer de tourner (et tes pensées avec ).