Charité bien ordonnée commence (aussi) par l’autre

De plus en plus de personnes âgées ou malades préfèrent rester chez elles, dans leur environnement, qu’elles connaissent et qui les rassure. Mais rester seul chez soi peut rapidement devenir problématique, pour la personne âgée elle-même ainsi que pour ses proches. C’est pourquoi de nombreuses solutions s’offrent à eux et à leurs proches.

Sais-tu ce que propose l’État ou les jeunes entrepreneurs pour rendre la vie des malades et des personnes en perte d’autonomie plus agréable ? Figure-toi qu’il existe un grand nombre de solutions. Dans cette grande complexité d’acteurs, les assistantes sociales seront tes meilleures amies, car elles en maitrisent parfaitement les rouages.

 

Étape 1 – Prendre rdv avec une assistante sociale

Rattachées à l’hôpital, à la sécurité sociale ou à la commune de résidence du patient, l’assistante sociale t’orientera vers les solutions les plus adaptées en fonction de la situation, du niveau d’autonomie de la personne et des recommandations du médecin.

Étape 2 – Un logement adapté

  • Si possible, choisir une maison de plain-pied
  • Faire les aménagements nécessaires dans la maison pour minimiser les risques de chute ou d’accidents

Étape 3 – Choisir entre les différentes solutions d’aide à domicile

Selon l’état de la personne et son niveau d’autonomie, il est possible de faire appel à :

  • Un(e) employé(e) à domicile qui assure exclusivement une prestation d’aide au ménage et s’adresse à des personnes non dépendantes.
  • Une aide à domicile qui assure des missions variées telles que la toilette, l’habillement, le ménage, les courses, la cuisine…
  • Un(e) auxiliaire de vie sociale qui assure les mêmes tâches que l’aide à domicile avec en plus un rôle d’observateur. Il peut donner l’alerte en cas de dégradation du patient.
  • Aux SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) qui interviennent directement au domicile pour dispenser des soins aux personnes âgées et/ou handicapées. Leurs interventions se font sur prescription médicale et sont prises en charge par l’Assurance maladie. Pour en savoir plus : http://bit.ly/2Vrtmgq
  • Une aide à domicile nouvelle génération : Ernesti. Première plateforme spécialiste de l’accompagnement à domicile nocturne par des étudiants en médecine ou paramédecine. Elle propose de mettre en relation des familles de seniors avec des étudiants libres une à deux nuits par semaine pour dormir chez la personne en perte d’autonomie. Ce qui permet de rassurer et d’apaiser cette dernière ainsi que ses proches. Une sélection pointilleuse est faite des étudiants ; vérification de leurs documents officiels et entretiens pratiques et psychologiques par une psychologie clinicienne.

 

Les différentes aides financières

Toutes ces solutions ont un coût mais il est possible de se faire aider pour les financer.

  • L’allocation adulte handicapé et ses compléments (AAH): Sorte de revenu minimum de subsistance pour les personnes adultes handicapées. Elle est attribuée sous certaines conditions de ressources, d’âge et de résidence et surtout en fonction du taux d’incapacité de la personne handicapée.
  • L’Allocation Personnalisée pour l’Autonomie (APA) est destinée aux personnes âgées en perte d’autonomie qui doivent être aidées au quotidien pour les actes de la vie courante, ou qui nécessitent une surveillance compte tenu de leur état de santé.
  • La prestation de compensation du handicap (PCH) vise à financer les besoins liés à la perte d’autonomie. Elle s’inscrit dans un plan personnalisé qu’élabore une équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Elle permet de financer, au moins partiellement, les aides humaines, techniques ou animalières notamment dont a besoin la personne handicapée, ainsi que l’équipement du logement.
  • Les différentes aides au logement: L’Aide Personnalisée au Logement (APL), L’Allocation de Logement Familial (ALF) et L’Allocation de Logement Sociale (ALS). Elles permettent de réduire le montant du loyer ou la mensualité d’un prêt immobilier.
  • La réduction ou le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile ou d’un garde malade à l’exclusion des soins.
  • Le crédit d’impôt pour équiper l’habitation principale, cette aide concerne les personnes âgées et handicapées. Pour bénéficier de ce crédit d’impôt, il faut effectuer dans sa résidence principale des dépenses relatives à des équipements spécialement conçus pour le maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées.
  • L’exonération des charges sociales afin de réduire le coût de l’emploi d’une aide à domicile, vous pouvez bénéficier de l’exonération totale ou partielle des charges sociales. En principe, cette exonération profite notamment aux personnes âgées de plus de 70 ans, aux personnes présentant une incapacité de 80 % au moins, aux parents d’un enfant bénéficiant du complément de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, aux personnes titulaires de la prestation de compensation du handicap pour une aide humaine ou encore aux titulaires de l’allocation personnalisée d’autonomie.
  • L’allocation simple pour aide à domicile peut être accordée soit en espèces, soit en nature. La personne âgée ne bénéficiant d’aucune pension de retraite et disposant de revenus modestes peut en faire la demande, sous certaines conditions.
  • Les aides des caisses de retraite
  • Les aides des complémentaires santé

 

Pour plus d’informations :

 

« On reconnaît une grande civilisation aux soins qu’elle porte aux nécessiteux. » – Pearl S. Buck