Maman… j’ai peur de Charlemagne

Un mois vient de s’écouler depuis le jour fatidique de la rentrée. Moment de fierté pour les parents, il peut aussi se révéler être une réelle source de stress, voire d’angoisse pour les enfants et adolescents.

Parfois banalisée, souvent moquée, la phobie scolaire existe pourtant bel et bien et elle n’est pas à prendre à la légère !

Pouvant toucher les petits comme les plus grands, la phobie scolaire (ou refus scolaire) correspond à une situation où l’enfant n’arrive pas à aller à l’école. Attention, ce n’est pas une question de volonté ! La phobie est une peur irrationnelle et a priori insurmontable… inutile donc d’utiliser des phrases comme « fais un effort » !

Les premiers signes qui doivent vous alerter sont :

  • Difficultés pour l’enfant à quitter le domicile pour partir à l’école.
  • Absentéisme scolaire récurrent
  • Réaction émotionnelle vive face à l’école, marquée par l’anxiété et la panique
  • Absence de comportements antisociaux (l’enfant ne refuse pas ses autres activités : camarades, sports…)
  • L’enfant ne cache pas sa situation à ses parents

Les périodes où les enfants sont les plus touchés par ce phénomène sont l’entrée au cours préparatoire (6 ans) et à l’adolescence, de l’entrée en 6ème (11 ans) jusqu’à l’entrée en 4ème (13–14 ans).

 

Si la phobie scolaire perdure, les conséquences sur l’enfant et son entourage s’aggravent, entrainant :

  • Le maintien de l’absentéisme
  • L’aggravation des troubles émotionnels
  • Le décrochage scolaire
  • Les troubles de la socialisation
  • L’apparition d’autres pathologies psychiatriques
  • Des troubles de l’équilibre familial

Don’t be stressed ! Tout problème à sa solution !

Tout d’abord, il faut empêcher que l’école buissonnière devienne une habitude et permettre le plus rapidement possible à votre enfant de retourner en classe. Le laisser à la maison le confortera dans son mal-être qui risque de perdurer et s’enkyster.

Essayez avant toutes choses d’en discuter avec votre enfant. Si la conversation est fermée, n’hésitez pas à aller rencontrer ses professeurs pour essayer de comprendre ce qui pourrait expliquer une telle situation.
Une prise en charge qui consiste à aider progressivement l’enfant à se confronter à sa peur plutôt qu’à la fuir est souvent nécessaire avec une collaboration entre l’élève, sa famille, l’école et des professionnels de santé (psychologues, thérapeutes…).

Pour toutes utilisations de produits médicamenteux, il est indispensable de contacter votre médecin traitant.

Faire suivre une thérapie psychologique à votre enfant, individuelle ou familiale selon les besoins est parfois nécessaire. La présence des parents lors de certaines séances peut aider le spécialiste à détecter les différentes causes de ce refus scolaire.

Eh oui ! Le refus scolaire n’est pas juste un caprice mais traduit bien souvent un mal-être de l’enfant dont il faut tenir compte rapidement.

Néanmoins, Il ne faut pas confondre une phobie scolaire avec le simple stress de la rentrée qui n’est que passager. Dans ce cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, votre enfant s’adaptera vite à sa nouvelle année scolaire !

Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à vous rendre sur le site : https://www.phobiescolaire.org/

Vous pourrez notamment prendre contact avec un correspondant dans votre région.

 

Bientôt, le chemin de l’école sera de nouveau parsemé de sérénité. Quant à lever le doigt pour répondre à une question… il n’y qu’un pas ^_^