Le Diabète : qu’il soit du 1er ou du 2ème, c’est un sale type !

Le diabète, en un mot, c’est un excès de sucre dans le sang. Plus précisément, c’est une difficulté pour le sucre à rentrer à l’intérieur de nos cellules. Or, le sucre est une partie importante du carburant utilisé par notre corps. Ainsi, bloqué à l’extérieur, le sucre s’accumule petit à petit dans notre organisme, et son absence dans le moteur de nos cellules oblige notre système métabolique à trouver des moyens de substitution pour continuer à fonctionner. Voici ce qu’il faut retenir :

  1. Difficulté pour le sucre à rentrer à l’intérieur de nos cellules
  2. 2 types : « insulino-dépendant » ou « non-insulino-dépendant »
  3. Diabète de type-1 : chez le jeune, d’apparition brutale, nécessitant de l’insuline à vie
  4. Diabète de type-2 : chez l’adulte en surpoids, d’apparition progressive, nécessitant un régime strict et un traitement oral
  5. Un malaise brutal chez un diabétique signe une hypoglycémie : l’urgence est de lui apporter du sucre → 2 carrés de sucres suffisent généralement dans un premier temps

Info bonus ! : tout évènement peut déséquilibrer un diabète (infection, choc psychologique,…), soyez donc vigilant.

 

On distingue principalement 2 types de diabète :

  • Le diabète de type 1 (dit « insulino-dépendant ») : caractérisé principalement par la disparition des cellules du pancréas (le pancréas est un petit organe situé sous l’estomac et dont une des fonction est de produire de l’insuline, l’hormone qui permet l’entrée du sucre dans les cellules).
  • Le diabète de type 2 (dit « non-insulino-dépendant») : caractérisé principalement par une résistance des cellules à l’action de l’insuline, qui ne peut de fait laisser entrer le sucre ; en réaction, le pancréas va sécréter de plus en plus d’insuline, jusqu’à épuisement de l’organe.

Il existe enfin deux autres types de diabète : le diabète gestationnel (développé au cours d’une grossesse) et le diabète cortico-induit (qui se déclare au cours d’un traitement au long cours par des corticoïdes).

 

Le diabète de type-1

Le diabète de type-1 s’exprime souvent pour la première fois de manière brutale (accélérée notamment par un épisode infectieux), à un âge jeune et est la plupart du temps découverte au décours d’une consultation pour un autre motif. Les signes les plus typiques sont : une grande soif (polydipsie), une miction plus fréquente et importante (polyurie), une perte brutale de poids, accompagnée parfois d’une augmentation des apports alimentaires (polyphagie paradoxale). Le diagnostic sera rapidement évoqué devant ces signes cliniques, et confirmé par une simple prise de sang (souvent accompagnée d’une bandelette urinaire). Le traitement de la maladie consistera en un apport d’insuline de synthèse à vie (injections pluriquotidiennes, pompe-à-insuline,… ). Les complications principales pour ces patients sont : l’hypoglycémie, ainsi que des atteintes au niveau de la rétine, du rein et des nerfs.

 

Le diabète de type-2

Le diabète de type-2 survient classiquement chez l’adulte de plus de 40 ans, majoritairement chez les personnes en surpoids. Le diagnostic se fait la plupart du temps sur des prises de sang répétées (contrôle de la glycémie) chez la population à risque. En effet, à la différence du diabète de type-1, les symptômes et complications du diabète de type 2 apparaissent plus tardivement dans l’évolution de la maladie. La prise en charge de ces patients débutera toujours par l’introduction de mesures hygiéno-diététiques. Attention, on ne « fait » pas de régime, on « change » de régime alimentaire ! Si ces modifications des habitus du patient sont insuffisantes, plusieurs lignes de traitements oraux pourront être introduites. In fine, l’insuline sera parfois nécessaire en dernier recours.

Nous l’avons dit plus haut : le plus gros risque pour un diabétique sous traitement (injection ou oral) est l’hypoglycémie. Un malaise brutal chez un diabétique signe le plus souvent une hypoglycémie. L’urgence est alors de le resucrer :

  • dans un premier temps avec des sucres « rapides » : 2 carrés de sucre, un verre de jus d’orange,… (attention, un patient inconscient ne pourra rien avaler → appelez le « 15 »)
  • dans un second temps avec des sucres « lent » : pâtes, pain complet,…

Vous êtes à présent incollable sur cette maladie complexe qu’est le diabète ! Vous connaissez probablement quelqu’un diabétique dans votre entourage. C’est une maladie envahissante et exigeante au quotidien : n’hésitez pas à l’aider dans sa vigilance.

 

Et si votre médecin généraliste ne peut vous recevoir : www.docadom.fr