La SEP, SEP’as cool !

La sclérose en plaque – ou SEP pour les intimes – est une maladie auto-immune chronique qui touche le système nerveux central, c’est à dire le cerveau et la moelle épinière.

Pour bien comprendre cette maladie peu connue

Nous avons des neurones, et ces derniers sont constitués d’un corps cellulaire et d’axones, qui véhiculent les informations. Pour accélérer la transmission de ces informations et assurer la protection du neurone, chaque axone est entouré d’une gaine, la myéline. L’inflammation provoquée par la SEP entraîne une dégradation de cette membrane protectrice ce qui complique le passage du message nerveux et prive l’axone de sa protection qui se met à souffrir de façon irréversible, jusqu’à la mort du neurone. Il y a donc trois composantes dans cette maladie : l’inflammation de la gaine de myéline, sa destruction et la dégénérescence du neurone. Les lésions entraînées par une dysfonction du système immunitaire sont à l’origine de perturbations motrices, sensitives et cognitives qui peuvent évoluer vers un handicap irréversible.

Le terme de « sclérose » tire son origine du fait que cette maladie entraînerait un « durcissement » des zones du cerveau ou de la moelle épinière.

On compte environ 80 000 personnes touchées par la SEP en France et 2 millions dans le monde. 3 cas sur 4 sont des femmes, aucune explication à ce phénomène sauf peut-être un système immunitaire plus sensible à cette maladie. À noter que lors de la grossesse les risques d’avoir une crise diminue.

Les causes de cette maladie demeurent encore mystérieuses. Mais la recherche continue de creuser.

 

Quels en sont les symptômes ?

Les symptômes sont nombreux et peuvent varier d’un patient à l’autre :

  • Troubles de la motricité : faiblesse musculaire, fatigabilité anormale à la marche, réflexes perturbés ;
  • Troubles de l’équilibre et de la coordination : démarche chancelante, difficultés à coordonner les mouvements des bras, tremblements, vertiges, chutes ;
  • Troubles sensitifs : fourmillements, démangeaisons, diminution de la sensibilité du toucher, augmentation de la fatigue sous l’effet de la chaleur ;
  • Troubles de la vue : diminution de l’acuité visuelle, plus ou moins intense ;
  • Troubles du sommeil : difficultés d’endormissement, réveils fréquents et précoces, fatigue intense dès le réveil. La prise en charge de la fatigue est importante, parlez-en à votre médecin, ce symptôme ne doit pas être négligé ;
  • Troubles neurologiques : élocution difficile, problème d’articulation, maladresse ;
  • Douleurs : poussées inflammatoires, douleurs neuropathiques (brûlure, fourmillement, engourdissement, serrement…), douleurs ostéoarticulaires (liées aux troubles de la marche) ou encore douleurs liées au stress ;
  • Troubles urinaires : envie d’uriner tout le temps, difficulté à uriner, incontinence, infections urinaires ;
  • Troubles sexuels : douleurs au moment des rapports, plus particulièrement chez les femmes, par manque de lubrification, lenteur de l’orgasme, problèmes d’érection ou d’éjaculation, perte de libido.

 

Comment traiter la SEP ?

Actuellement, aucun traitement ne permet de guérir de la SEP. Mais d’énormes progrès ont eu lieu ces dix dernières années avec l’apparition de médicaments qui permettent d’offrir une meilleure qualité de vie aux patients.

Les traitements anti-inflammatoires, combattent l’inflammation du système nerveux et permettent de soulager les symptômes de la maladie ainsi qu’à limiter la fréquence et l’importance des poussées.

Traitement ponctuel

Lors d’une poussée de SEP s’avérant gênante pour le patient, un traitement par corticoïdes est proposé. Celui-ci se fait en perfusions à de fortes doses lors d’une hospitalisation courte, parfois même en hôpital de jour, en général sur 3 jours. À l’issue de cette perfusion, un traitement relais par corticoïdes à plus faibles doses à prendre par voie orale peut être également proposé.

Traitement de fond

Il est destiné à ralentir l’évolution naturelle de la maladie, c’est-à-dire réduire la fréquence des poussées et limiter le risque de handicap. Il consiste à moduler plus ou moins intensément le système immunitaire, soit en agissant sur les substances solubles qui régulent la réaction immunitaire, soit en agissant directement sur les cellules de la réponse immunitaire. Ce qui atténue donc l’inflammation de la myéline au sein du système nerveux central.

 

Mieux connaître et comprendre la SEP permet aux chercheurs d’envisager de nouvelles pistes de traitement. Le combat continue…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Afsep (Association française des sclérosés en plaques) : https://afsep.fr/

 

Afin de bénéficier d’une prise en charge optimale et personnalisée, il est nécessaire d’aborder en toute confiance les problèmes que vous rencontrez avec votre neurologue, il reste votre interlocuteur privilégié.