Just… say NO !

17 mai : c’est la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. La peur de ce que l’on ne connait pas, de ce que l’on ne comprend pas, s’exprime encore trop souvent aujourd’hui par des actes de violence. Il est urgent de rester mobiliser !

Il y a 29 ans, l’homosexualité était encore reconnue comme étant une maladie mentale. Et il a fallu une décision de l’OMS en 1990 pour briser ce dogme !

Depuis 16 ans, à l’initiative de la Fondation Émergence, originaire du Québec, le 17 Mai de chaque année est dédié à renouveler l’importance de rester mobilisés pour faire de cette « différence » une normalité. Elle a pour mission d’éduquer, d’informer et de sensibiliser le grand public aux réalités des personnes LGBTQ+.

Cette journée est maintenant implantée dans plus de 60 pays, ce qui est une évolution plutôt encourageante.

 

D’ailleurs sais-tu ce que signifie cet acronyme ?

  • Lesbienne : Une femme qui a des relations sexuelles avec une autre femme
  • Gays: Un homme qui a des relations sexuelles avec un autre homme
  • Bisexuelle : Une personne qui a des relations sexuelles avec un homme ou avec une femme.
  • Transidentitaire : Une personne née homme ou née femme et qui ne se sent pas appartenir à ce genre. La transidentité regroupe plusieurs groupes d’individus comme les personnes transgenres, transsexuelles, hermaphrodites, travesties ou androgynes.
  • Queer : Une personne qui ne se reconnaît pas dans la sexualité hétérosexuelle, ou ne se sent pas appartenir à un genre défini.
  • Le « +» inclus les autres identités et orientations : Intersexuel (personne née ni homme ni femme), asexuel (personne ne ressentant pas le besoin d’avoir des relations sexuelles), pansexuel (personne qui revendique une attirance pour n’importe quel genre) …

C’est une communauté qui met en avant l’acceptation de soi, de l’autre et le droit à la diversité. Malheureusement ce n’est pas possible dans tous les pays, car oui, il existe encore des pays où l’homosexualité est un crime, passible parfois de la peine capitale (c’est-à-dire la peine de mort…).

Cette année le thème de la journée mondiale est la cyberhomophobie et cybertransphobie. La violence en ligne contre les personnes LGBTQ+ a des conséquences bien réelles.

Quelques chiffres (source : Etude vpnMentor)

  • 73% des personnes LGBFQ+ ont déjà été harcelées en ligne
  • 35% des jeunes LGBTQ+ intimidé(e)s en ligne ont déclarées avoir eu des idées suicidaires en raison de cette
  • 1/5 des jeunes LGBTQ+ pensent que la cyberintimidation est une part normale et inévitable de la vie en ligne.

La violence en ligne est trop peu prise au sérieux. Malheureusement, beaucoup n’osent pas en parler aux autorités ou à leurs proches. L’étude de vpnMentor montre que de nombreux participants minimisent le harcèlement subi et excusent ce comportement qui est « habituel ». Certaines personnes se résignent et subissent ces violences dans le silence, d’autres se retirent des réseaux sociaux ou cachent leur identité, voire pire.

Les femmes des communautés LBTQ+ sont plus sujettes à du harcèlement sexuel. Les lesbiennes et bisexuelles reçoivent souvent des demandes de plans à 3, ce qui est déshumanisant. Les personnes asexuelles, sont souvent prises pour cibles par des personnes qui souhaitent les « convaincre » ou les « convertir » à la sexualité. Enfin les personnes trans et surtout les femmes, font souvent l’objet de fétichisation et de curiosité malsaine.

 

Quelles solutions apporter à ces harcèlements ?

Source : https://www.fondationemergence.org/2019-la-violence-en-ligne

 

Concrètement c’est quoi l’homophobie et la transphobie ?

L’homophobie, c’est le rejet des personnes homosexuelles qui se caractérise par l’intolérance, le rejet et la haine envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans.

La transphobie est une attitude négative pouvant mener au rejet et à la discrimination, directe ou indirecte, envers des personnes trans, ou à l’égard de toute personne qui transgresse le genre ou les normes et représentations relatives au sexe et au genre.

Les violences LGBTphobes ont énormément augmentées ces dernières années 15% en plus de 2016 à 2017.

Les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sont un délit passible de sanctions pénales :

  • 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ;
  • 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € quand le refus discriminatoire est commis dans un lieu public ou commis par une personne dépositaire de l’autorité publique.

La liberté d’expression, ne constitue en aucune façon un « passe-droit » qui exonère du cadre légal dans la rédaction et la publication des contenus sur internet.

Afin de préserver ce cadre légal, le ministère de l’Intérieur a mis en place un dispositif permettant le signalement des faits illicites de l’internet via la plateforme PHAROS (Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements), qui permet de signaler en ligne les contenus et comportements illicites de l’internet tels que des propos homophobes.

Il existe aussi plusieurs associations où tu peux témoigner, te renseigner et lutter contre ces discriminations, comme SOS Homophobie, le Refuge et Stop homophobie.

 

Enfin, en tant que parents, il est important que vos enfants sachent que vous les aimez, peu importe leur orientation, identité de genre ou expression de genre. Vous pouvez aussi montrer le bon exemple en leur apprenant à célébrer la diversité plutôt que de la moquer.

« Toute créature humaine est un être différent en chacun de ceux qui la regardent » – Anatole France